Développement de la créativité

Quand ils entendent le mot “créativité”, la plupart des gens pensent à Picasso ou aux artistes qui dessinent, peignent, construisent ou créent quelque chose d’un peu fou, mais qui n’a pas vraiment d’utilité.

Beaucoup pensent de la créativité qu’il s’agit d’un luxe, dont certaines choses futiles sont capables de naître : on pourra les regarder, les admirer, mais ce ne seront pas des choses de première importance.

L’homme est pourtant un être créateur

Dans le processus de création, il y a toujours quelque chose de NOUVEAU qui fait son apparition. Ce n’est pas forcément nouveau sous tous ses aspects. Il peut s’agir de la mise en relation de deux pensées déjà connues ou de la formulation d’une nouvelle question.

Mais pourquoi les quelques minutes de brainstorming en présence de votre chef et de vos collègues tous plus créatifs les uns que les autres, ne font-elles pas (toujours) naître des idées fantastiques, alors que vous vous sentez mal à l’aise dans votre costume ou votre tailleur, que vos talons aiguilles ou votre cravate vous serrent et que vous angoissez à l’avance en vous disant :”Pourvu qu’il me vienne à l’esprit une idée intelligente” ?

Vous commencez sans doute à deviner pourquoi les bonnes idées ne vous viennent pas précisément À CE MOMENT-LÀ, mais plutôt le lendemain ou lors de votre douche matinale ?

Vous avez raison : à cause du stress.

Sous l’effet du stress, le fonctionnement normal de nos deux hémisphères cérébraux est perturbé, ce qui nous empêche d’accéder aux zones de notre cerveau responsables de la créativité. Le stress est une réaction tout à fait normale, qui a toujours été au service de la survie de l’homme.

Afin de nous garantir la survie, notre cerveau réduit les possibilités d’action à 3 options:

  • Si la source de danger semble insurmontable, fuis !
  • Si la source de danger semble surmontable, frappe !
  • Si le danger est inattendu ou si chacun de tes mouvements peut dégrader la situation : ne bouge pas !

Dans les deux premières options, le travail conjoint de notre corps et de notre esprit est capable de résultats ahurissants. S’il s’agit de sauver notre vie, nous sommes capables de dépasser nos limites en termes de force, de rapidité, d’inventivité, dans la mesure où toute notre attention, toutes nos terminaisons nerveuses servent le même objectif.

On parle moins de la troisième option, celle du blocage et du raidissement jusqu’à l’immobilité, que du réflexe de frapper ou de fuir. Il s’agit là du domaine de la peur paralysante, qui nous rend incapables de réfléchir de manière créative tant nous sommes enfermés dans notre petit monde avec notre problème.

Comment est-il possible d’activer le fonctionnement harmonieux des deux hémisphères de notre cerveau et ainsi de libérer le flux créatif dans nos pensées ?

Il existe des exercices et des techniques simples qui envoient ce message à notre cerveau :

Pas de danger ! Tout va bien ! Vous pouvez désactiver le signal d’alarme !

Ils sont extrêmement importants, car ils apportent de l’apaisement à un esprit tendu et surmené.

Une fois le stress désactivé, il est temps d’examiner si vous avez des modèles inconscients qui vous bloquent dans l’expression de force créatrice.

Craignez-vous que ce que vous faites ne soit pas assez bien ? Vous demandez-vous ce que vont en dire les autres ? Ces peurs cachées inconscientes ne sont pas irrémédiables.

Pourquoi accorder de l’importance à ces questions?

  • Afin de pouvoir enfin réfléchir autrement, “out of the box” comme disent les Anglais.
  • Pour gagner du temps et de l’énergie dans un processus de création, que ce soit la rédaction d’un contrat, la préparation d’une présentation ou un projet créatif plus personnel.
  • Pour avoir enfin le courage de montrer ce qu’il y a en vous.